"Les Archiffons"

L'idée

Il existe des trésors qui ne dorment pas dans les coffres,
mais pliés avec soin, au fond des placards.
Des torchons jamais utilisés.
Trop beaux. Trop précieux.
Ceux avec des recettes imprimées, des calendriers d’un autre temps,
des publicités oubliées, des couleurs un peu passées mais une mémoire intacte.

La collection Les Archifons est née de là.
D’un héritage textile modeste et magnifique,
de ces linges que nos grands-mères gardaient « pour plus tard »
(et qui, clairement, méritaient mieux qu’une étagère).

Ici, pas de cadre doré :
je les affiche fièrement dans le dos de mes chemises.
Comme un manifeste discret mais assumé.
Peu importe la coupe — intrépide, désinvolte, libertine ou androgyne —
le dos devient une page d’archive, un souvenir porté,
un clin d’œil cousu main à celles qui savaient que le beau se garde.

Chaque chemise est fabriquée à partir de tissus de seconde main,
et chaque dos raconte une histoire différente.
Aucune pièce ne se répète.
Parce que la mémoire, comme le style, ne supporte pas la série.

Les Archifons,
ce sont des chemises qui regardent devant,
tout en portant le passé dans le dos.
Et franchement… elles le portent très bien.

La Homard

Chemise noire en lin, allure calme… jusqu’au demi-tour.
Devant : col officier bien droit, boutons en métal doré, tenue impeccable.
Derrière : surprise de grand placard!
Un torchon de recette du homard à l’américaine, 100 % coton, avec son crustacé majestueux fièrement imprimé. Oui, le homard est grand. Oui, il assume.

La doublure du col et les poignets se permettent une escapade florale :
fleurs orange sur fond bleu, comme un clin d’œil ensoleillé sous une veste sage.

Coupe androgyne, droite, manches longues,
à l’aise du 36 au 42 (voire 44),
pour celleux, qui aiment les pièces qui ont du fond… et du dos.

Le Homard,
une chemise bien élevée,
qui cache une recette explosive.
À porter sans modération, sauf peut-être à table.

Fabriquée en Bretagne, artisanalement,
avec le soin du fait-main, l’esprit récup’ et l’envie de faire sourire la garde-robe.

 

La sixties

Entre deux souvenirs au coin d’un repas de famille,
elle te glisse doucement vers la fin des années 60.
L’orange réchauffe, le marron rassure,
le blanc respire.
Le damier bleu et blanc joue la carte du dessert avec son col pelle à tarte, pendant que le dos, fleuri, murmure qu’ici
la nostalgie a de l’audace.

Toute la pièce est découpée dans une nappe chaleur vintage immédiate

Et puis il y a le dos.
Un vrai.
Un torchon des années 60, motifs floraux orangé-brun et bleu, placardé comme une affiche d’époque, pour rappeler que certaines fleurs ne fanent jamais, elles changent juste de support.

La Sixties,
c’est une chemise faite de tables dressées,
de repas partagés et de souvenirs bien rangés.
Une pièce qui sent la nappe du dimanche,
les discussions sans fin et les desserts à la crème de mamie Odile.

Chants d'oiseaux

Le Chant d’oiseau

Il y a des chemises qui habillent.
Et puis il y a celles qui murmurent.

Le Chant d’oiseau est née d’un drap ancien,
tout en motifs géométriques,
comme une cadence régulière, presque rassurante,
le battement discret d’un cœur textile.

Et dans le dos,
un torchon précieux,
un oiseau posé sur sa branche,
figé à l’instant exact où le silence précède le chant.
Un symbole simple, fragile,
placé là où l’on ne s’attend pas à être regardé.

Sa coupe Désinvolte, ample et libre,
accueille tous les corps du 36 au 52,
sans contrainte, sans genre, sans injonction.
Juste l’envie de laisser circuler l’air, le mouvement, l’histoire.

Le Chant d’oiseau,
c’est une chemise qui chante.
Une pièce à porter comme on écoute :
en ralentissant, et en ouvrant un peu plus grand les épaules.